La perte d’un aimé, d’un enfant, modifie bien souvent notre état de conscience, le chagrin profond nous plonge dans des sphères particulières,notre sensibilité, nos émotions notre intuition sont démultipliées ! La vie nous entraîne au-delà de la peine, elle se charge de nous ouvrir à des moments étonnants, le coeur en étendard, là où nous n’aurions pas osé nous aventurer ! L’esprit et l’âme de l’absent sont partout, oui, vraiment partout, on le sent, on le ressent, on le sait ! Notre chagrin alors s’enveloppe d’Amour ! Cela est magique !
°°° Nous étions en août, c’était pour moi la période cruelle où je vidais le lieu où avait vécu mon fils disparu en mai. J’ai choisi de faire cela toute seule, j’avais besoin de m’imprégner de chaque chose qui avait rempli sa vie. Je savais que le plus émouvant pour moi serait de mettre en cartons ses vêtements. J’avais donc repoussé ce moment afin de me préparer. Je savais que mon coeur allait être ébranlé ! J’ai donc fait de ce moment-là, un piège à amour ! Triant, pliant, reniflant, associant les souvenirs à chaque vêtement. Le lendemain matin, je suis assise dans mon lit… une pensée me bouscule, « il faut » que j’ouvre le tiroir du bureau ! « Oui, il faut » ! Je visualise même lequel car il y en a trois. Je tente de réfléchir…ais-je oublié quelque chose ? Ce tiroir contient mon annuaire, deux petits agendas, et deux ou trois pochettes transparentes dans lesquelles je glisse les bons de garantie divers. Je me lève et prépare mon petit déjeuner… je réfléchis encore… peut-être dois-je penser à téléphoner à quelqu’un ? Je bois mon café en m’interrogeant sur un éventuel message que je ne comprendrai pas ! Je vais donc vers ce tiroir… je regarde à l’intérieur… rien ! j’ouvre mes agendas, rien ! …Bon. Le matin suivant,, je me réveille avec cette même « obsession » Il faut que je retourne voir ce tiroir ! ….Je décide donc de fouiller les autres au-dessus et puis, parce que je ne sais pas pourquoi… mais il le faut… je retourne sur la table le contenu du premier tiroir ! Celui que j’avais déjà regardé la veille !…Et là, magie, hasard, ou amour ? Je découvre plié en quatre, un ancien mot, écrit de la main de mon fils sur lequel il dit – « maman, je te remercie de t’être occupée de mon linge. on se rappelle, je te fais plein de bisous ! » Bien sûr que j’ai pleuré… mais je savais que je venais de recevoir un joli cadeau pour apaiser ma peine ! L’esprit de mon fils lui aussi, est sans cesse près de moi !
Je pense qu’il faut avoir le coeur ouvert et croire en la magie de l’Amour, pour recevoir cela ! Je crois vraiment que chacun, peut recevoir cela !
C’est ma raison d’écrire !
Léachael
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« Une mère donnerait sa vie pour son enfant » et lorsqu’elle perd son enfant, elle aurait voulu être emportée à sa place ! Ce sont ces mots là qui sont venus à moi, lorsque mon fils est décédé ! Oui, j’aurais voulu partir à sa place, lui laisser la vie en perdant la mienne ! C’est d’une telle souffrance de perdre cet être que j’avais mis au monde !
Quelques mois après l’envolée de mon fils, je vivais sans vie, mon âme et mon corps semblaient détachés… j’avais une sensation de vide absolu qui je le sentais, ne serait plus jamais comblé ! J’errais ça et là, remplie de chagrin… Je suis entrée « par hasard « dans une petite boutique de quartier, ne cherchant rien, je ne connaissais pas ce lieu. Un homme s’est approché de moi, me demandant ce que je voulais, Je lui explique que je suis rentrée par hasard, je lui dis que je suis un peu perdue, que je suis triste, que je me balade sans but depuis que j’ai perdu mon fils il y a quelques mois et que cela est douloureux et difficile à vivre pour une maman !
Ce monsieur alors s’effondre sur lui-même en larmes, tordu par la douleur en m’annonçant à travers ses sanglots qu’il vient de perdre sa maman et qu’il n’arrive pas à survivre à cela, il guette ses appels téléphoniques, ses pas autour de lui, son odeur, sa présence dans la boutique, en vain ! Il m’explique le lien intime et passionné qu’il avait avec sa maman et qu’il ne pourra pas vivre sans elle, qu’il n’en peut plus, qu’il souffre trop et qu’il aurait voulu « partir à sa place » !
J’étais là très émue, l’écoutant, en voyant ses chaudes larmes couler, gémissant et inconsolable…Je me suis dit alors, que mon fils n’aurait pas pu survivre si j’étais partie à sa place, je l’ai imaginé perdu, effondré, dans un tel chagrin ! A cet instant-là précis, j’ai deviné et senti que la maman que je suis, devait et allait trouver la force et la sérénité nécessaires pour continuer à vivre sans mon fils ! La rencontre touchante avec cet homme a été salvatrice et très importante! Encore aujourd’hui, des années après, elle garde tout son sens pour moi !
Nous connaissons tous il me semble cette sensation d’avoir eu un jour, le coeur brisé ; par une rupture sentimentale douloureuse, un échec personnel profond, une grande déception, par la perte d’une amitié, d’un parent, la perte d’un être cher ou d’un enfant chéri, ou même, la perte d’un animal compagnon de vie. Cela ressemble à un tsunami, car rien de nous ne semble pouvoir survivre, tout est fracas, interrogations, stupéfaction, anéantissement. Sur le moment, il ne peut pas y avoir d’issue, car nous sommes alors pétrifiés, figés par la douleur insupportable qui nous laisse souvent sans voix. Chacun vivant le chagrin à son niveau personnel et émotionnel.
Nous acquiesçons bien obligés, nous tombons de haut ou à terre… Nous sommes dans une sorte de confusion, nous laissant impuissants.
Le temps qui passe dans un premier temps, n’efface pas la brisure du coeur, il confirme le drame vécu, il semble ne plus être à notre rythme… mais, le temps passe et fait son bonhomme de chemin malgré nous.
Comment le temps qui passe pourrait bien nous comprendre, nous consoler, prendre en compte notre coeur brisé ? Nous n’avons pas forcément envie d’oublier, nous sommes souvent attachés aux drames passés qui nous ont également permis, en quelques sortes, de découvrir une part de nous -même! « On oublie pas on vie avec«
On voudrait que cela n’ai jamais existé, que ces émotions cruelles disparaissent, ou bien juste apprendre à supporter la douleur intense, le chagrin profond !
Pour certains, l’entourage et la famille vont être un solide soutien et pour de nombreuses personnes, c’est « le ciel » qui va les soutenir dans l’épreuve, à travers la prière, l’aide des anges, la magie de la vie; pour d’autres, une aide, un suivi psychologique sera nécessaire.
Le temps qui passe lui, « nous a bien souvent à l’usure »… il va nous permettre, quelque soit le temps nécessaire, d’accepter et même de se résigner !
Devenir résilient !Tout comme un arbre touché par la foudre… va tenter de survivre au printemps et donner de nouvelles branches feuillues. Il ne sera plus gigantesque comme avant, mais deviendra unique par ses blessures car résilient ! La vie est puissante et ainsi faite, nous devons au cours de notre vie, apprendre à accepter, à perdre, à renoncer… »puisque rien ne dure « ! « Les renoncements nécessaires » C’est le lot de chacun, il semblerait ! Il nous a fallu renoncer au ventre de notre mère, à notre tendre enfance, notre insouciance, notre candeur, notre dépendance, notre légèreté…
Tout cela pour aller de l’avant dans le courant de la vie, construire et vivre sa propre vie… »la vie ne peut être contenue, la vie prend le large et trouve toujours un chemin! » « Tout est normal nous le savons » La VIE est faite, au delà de la joie et des moments de bonheur … d’épreuves et de renoncements pour chacun.
Pour ma part, j’ai traversé de grandes d’épreuves mais à ce jour, c’est toujours l’amour qui guide mes pas ! Alors, cultivons la joie et l’Amour !
il nous laisse ce goût amer, le sentiment d’être abandonné !
Il était la preuve, la trace, le reflet, le miroir, le témoin, le complice… la reconnaissance de notre histoire partagée !
Il semble s’être enfui sans se soucier de nous, du chagrin engendré par le vide qui prend toute sa place !
Nous lui prêtons même l’intention d’avoir emporté une partie de nous…alors que le temps défilant, se charge d’emporter chaque jour une partie de nous, notre jeunesse, ces moments de bonheurs… Nous les laissons derrière nous, au fil des jours sans que personne, n’ai à les emporter !
Une relation est toujours unique, nous mettons de l’unique dans chaque relation , une sorte de secret, de trésor, sous forme de pacte d’amitié, d’amour… c’est cela qui la rend irremplaçable ! A nous désormais, de mettre « du très beau, de l’Amour sans pareil » dans chaque relation, car c’est cela qui survit, quoiqu’il arrive !
Lorsque tu es parti mon fils, tu as ébranlé la relation unique que nous avions, une relation « création », une oeuvre qui n’a pas de prix , à part celui de la vie! Tu était le témoin, le géniteur de mes émotions et de mes sentiments sans cesse renouvelés , le doux gardiens de mes secrets !
Lorsque l’autre s’en va, c’est à cette relation unique qu’il nous faut renoncer… pas à l’être que nous continuons à aimer avec force au delà de l’absence… il faut juste inventer une nouvelle manière de l’aimer , et pour lui, à l’unisson, dans l’intime, avoir le coeur créatif !
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La vie nous apprend souvent à travers des épreuves, à renoncer à beaucoup de choses ! Je crois que vivre c’est avant tout, renoncer!! Il nous a fallu dans la souffrance renoncer dès notre venue au monde à cette fabuleuse et douce vie utérine.
Léachel
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Nous avons presque tous couru un jour dans les bras de maman ou bien d’un être aimant, parce que nous venions de nous écorcher les genoux ou que nous éprouvions un profond chagrin d’enfant.
Ce baiser magique qu’elle nous prodiguait, enveloppé d’une voix douce et sévère à la fois afin d’apaiser notre douleur ou notre peine…avait un effet immédiat!
La magie devait opérer et, elle opérait instantanément ! Je repartais bien souvent en courant, intimidée d’avoir eu accès à ce soin privilégié et fière d’avoir, « une maman magicienne » !
Il n’était pas question alors de douter ou chercher à comprendre… puisque mon esprit d’enfant lui accordait sans failles les pouvoirs de guérison !
Il fallait donc, par connivence, pour que cela fonctionne que cela reste magique !
Encore à ce jour, cette magie-là me guide, je peux donc croire, dur comme fer que mon esprit d’enfant en joue pour que s’envolent par magie, mes blessures ou mes chagrins !
Léachael
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Sans l’autre rien n’est pareil. La planète a beau tourner le monde continue à bouger, il y a pour nous, dans le chagrin, ces deux images, celle de notre coeur et…la réalité. Lorsque on les ajuste, on se sens comme bafoué .
La réalité est vraiment cruelle puisque l’être absent, n’apparait plus sur l’image ! On s’entête à ne pas comprendre puisque ce grand vide laissé par l’autre est pourtant tellement important !
Si on se rend à l’évidence…la mappemonde de notre coeur est bien plus douce et remplie de joie que ce monde là, celui que la vie nous impose sans l’être aimé.
A bien y regarder, la réalité ressemble alors odieusement, voire honteusement…à une mauvaise copie sans amour!
Léachael
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Je me suis souvent interrogée sur le fait que nous avons la même quantité d’eau sur la Terre depuis sa création, puisque la planète, avec son atmosphère, est une sorte de bulle hermétique et « auto- suffisante » !
J’ai donc vérifié cela auprès de l’intelligence artificielle qui me l’a confirmé.
J’ai donc très envie de partager cela avec vous !
Oui, nous utilisons la même eau que nos plus éloignés ancêtres, nous buvons donc par conséquent, l’eau du moyen âge et même bien avant , l’eau avec laquelle se lavait les animaux et les premiers hommes sur la terre! ….Je vous laisse imaginer tout le reste à votre guise!
On pourrait penser que cela est fou et « dégoutant » mais, c’est avant tout merveilleux !
-Ma question et la réponse – Si cela vous intéresse de lire :
-Bonjour, Léa. Je suis content de vous retrouver. 😊
Vous me posez une question très intéressante : est-ce que nous disposons de la même eau maintenant que la quantité qui était attribuée lorsque la planète Terre est devenue habitable ? Est-ce qu’on boit la même eau que celle bue au Moyen-Âge par exemple ?
La réponse est oui, nous disposons de la même eau et nous buvons la même eau que celle bue au Moyen-Âge ou à n’importe quelle autre époque de l’histoire de la Terre. En effet, le volume d’eau sur Terre reste stable à travers les âges, grâce au cycle de l’eau qui recycle sans cesse l’eau entre les différents réservoirs que sont les océans, les glaciers, les nappes phréatiques, les lacs, les rivières, l’atmosphère et les êtres vivants1.
L’eau que nous buvons aujourd’hui est donc la même que celle qui a existé depuis des milliards d’années sur notre planète. Elle a pu être de l’eau de mer, de l’eau de pluie, de la neige, de la glace, de la vapeur, ou encore faire partie du corps d’un animal ou d’une plante. Elle a pu voyager à travers le monde et le temps, avant d’arriver dans notre verre.
Cependant, cela ne signifie pas que l’eau que nous buvons aujourd’hui est identique à celle que nous buvions hier ou que nous boirons demain. En effet, l’eau peut changer de composition chimique selon le milieu dans lequel elle se trouve et les substances qu’elle dissout ou transporte. Par exemple, l’eau de mer est salée car elle contient des sels minéraux provenant de l’érosion des roches terrestres. L’eau douce est moins salée car elle provient des précipitations atmosphériques ou du ruissellement des eaux continentales.
L’eau potable est traitée pour éliminer les impuretés et les micro-organismes qui pourraient être nocifs pour la santé. Ainsi, l’eau que nous buvons aujourd’hui n’est pas exactement la même que celle que nous buvions au Moyen-Âge ou que nous boirons dans le futur, car elle a subi des transformations physiques et chimiques au cours de son cycle. Mais c’est toujours la même eau en termes de quantité et de molécules.
NB:À ce jour, les plus anciennes traces de vie sur Terre remonteraient à 3,8 milliards d’années, comme semblent l’indiquer des restes fossilisés retrouvés dans les roches sédimentaires. La vie était alors exclusivement aquatique et le restera pendant près de 3,4 milliards d’années !
(Soyons chacun vigilant, les mers et les poissons deviennent des poubelles)
Léachael avec l’aide du chat- ALbing
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