
C’est tellement tragique le chagrin d’une mère en deuil .
Elle sait déjà que sa vie ne sera plus la même,
et que le manque de l’aimé va tout envahir ,
l’empêchant d’imaginer sa vie sans lui …la laissant dans l’errance.
Que va-t-elle faire de tout cet amour, cette attention qu’elle voulait
lui donner, les soins qu’elle comptait lui prodigués, et ce qu’elle souhaitait lui transmettre, les rêves qu’elle avait pour lui ?
Elle se retrouve gorgée des plus profonds sentiments à ne plus « savoir qu’en faire » avec l’impression d’étouffer entre le chagrin, l’amour !
–l’amour peut étouffer le chagrin, mais le chagrin ne peut pas noyer l’amour !–
Pourtant, son « aimé » ne l’ a surement pas quittée, ni même abandonnée,
il a juste été rappelé ailleurs, vers d’autres sphères invisibles,
là où l’âme virevolte entre deux mondes, le céleste et le terrestre.
Souvent, ce terrible évènement, transforme l’esprit de ceux qui restent,
Les rendant hypersensibles, intuitifs et réceptifs comme jamais !
Cela semble fou, ce besoin d’être encore relié à l’aimé qui n’est plus là,
mais cela vient à nous, s’impose, et on guette alors le moindre signe,
nos rêves, chaque pensée , la moindre coïncidence , le hasard !
On se laisse aller à cette « folie douce » qui nous lie encore à l’autre.
Perdre un aimé nous remue, nous transporte, affine notre sixième sens .
Nous devenons alors, un puissant récepteur des mondes invisibles !